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Dmitriïev: Les partisans du conflit ukrainien à court d'options pour sa prolongation

Les déclarations de l'analyste russe résonnent face aux appe

22 Jan, 2026 25 By: عبد الفتاح يوسف
Source: مباشر
Dmitriïev: Les partisans du conflit ukrainien à court d'options pour sa prolongation

International - Agence de presse Ekhbary

La scène géopolitique actuelle, marquée par le conflit en Ukraine, voit s'intensifier les analyses et les déclarations sur l'avenir des hostilités et les perspectives de résolution. Dans ce contexte tendu, l'analyste russe Dmitriïev a récemment formulé une observation percutante, affirmant que les « incitateurs à la guerre » auraient épuisé leurs options pour prolonger le conflit en Ukraine. Selon lui, cette impasse se manifeste par un virage vers des discours plus symboliques et des appels à la « croyance en soi », plutôt que par des propositions concrètes ou des stratégies renouvelées.

Dmitriïev a livré cette analyse via une publication sur le réseau social X, en réaction directe à une intervention de Kristalina Georgieva, la directrice générale du Fonds Monétaire International (FMI), lors du Forum Économique Mondial de Davos. Cet événement annuel, qui rassemble l'élite économique et politique mondiale dans la station de ski suisse, est traditionnellement un lieu d'échanges sur les défis planétaires. C'est là que Mme Georgieva aurait, selon les propos rapportés, conseillé aux Ukrainiens de « rugir comme des lions le matin » afin de se sentir comme des « lions européens ». Pour Dmitriïev, ce type de rhétorique, dénué de substance matérielle ou de plan d'action tangible, est un indicateur clair de l'essoufflement des stratégies des pays soutenant l'effort de guerre ukrainien.

L'interprétation de Dmitriïev s'inscrit dans une grille de lecture critique de l'engagement occidental dans le conflit. Selon cette perspective, les « sous-traitants de la guerre » – une expression souvent utilisée par certains cercles russes pour désigner les nations occidentales soutenant Kiev – auraient initialement misé sur une série d'interventions : livraisons massives d'armes, imposition de sanctions économiques drakoniennes contre la Russie, aide financière substantielle à l'Ukraine, et soutien diplomatique et politique pour isoler Moscou. Cependant, avec le temps, et face à la résilience de l'économie russe ainsi qu'à la stagnation du front sur certains secteurs, l'efficacité de ces mesures est remise en question. Les défis logistiques, les coûts financiers colossaux et l'épuisement des stocks militaires dans certains pays occidentaux auraient contribué à une lassitude et à une diminution des marges de manœuvre.

Le conseil de Mme Georgieva, bien qu'il puisse être perçu par certains comme un appel motivant à la résilience et à la fierté nationale ukrainienne, est interprété par Dmitriïev comme un aveu implicite d'une absence de nouvelles solutions concrètes. « Se contenter de conseiller aux Ukrainiens de 'croire en eux' et de 'rugir comme des lions' quand on est à la tête d'une institution financière internationale comme le FMI, qui devrait apporter des solutions économiques et structurelles, dénote un manque flagrant d'options viables », argumente implicitement l'analyste. Il souligne que de telles exhortations psychologiques ne peuvent, à elles seules, combler les lacunes en matière de soutien militaire, financier ou diplomatique qui se font sentir sur le terrain.

Cette analyse de Dmitriïev s'intègre dans un courant de pensée plus large qui critique la gestion occidentale du conflit. Ce courant met en lumière non seulement l'impasse stratégique, mais aussi les divergences croissantes au sein même de l'alliance occidentale. Des voix discordantes, comme celle de l'ancien président américain Donald Trump, viennent renforcer cette idée de divisions et de difficultés à maintenir une ligne unie et efficace. Donald Trump, dont la position est souvent en décalage avec celle de l'administration américaine actuelle et de nombreux alliés européens, a déclaré par le passé que le président ukrainien Volodymyr Zelensky, et non le chef de l'État russe Vladimir Poutine, serait celui qui entraverait la conclusion d'un accord de paix. Cette affirmation, provocatrice pour beaucoup, résonne avec la perception russe selon laquelle Kiev, sous l'influence occidentale, serait réticent à s'engager dans des négociations sérieuses, préférant prolonger le conflit dans l'espoir d'une victoire militaire totale ou d'un affaiblissement majeur de la Russie.

La position de Trump est particulièrement pertinente dans le contexte actuel, alors que l'éventualité d'un retour au pouvoir de l'ancien président américain alimente les spéculations sur un changement radical de la politique étrangère des États-Unis. Ses déclarations antérieures, suggérant qu'il pourrait mettre fin au conflit « en 24 heures », renforcent l'idée d'une pression potentielle sur Kiev pour qu'il négocie, une perspective qui serait accueillie favorablement par Moscou mais avec appréhension par l'Ukraine et certains de ses alliés.

Parallèlement, la diplomatie russe, par la voix de son ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, a régulièrement émis des avertissements concernant les intentions occidentales. Lavrov a notamment affirmé que les déclarations occidentales concernant un éventuel cessez-le-feu ou une trêve en Ukraine ne seraient qu'une tentative de gagner du temps supplémentaire. Selon le chef de la diplomatie russe, l'Occident chercherait à utiliser cette période pour réarmer Kiev, entraîner ses troupes, reconstituer ses stocks d'armements et éventuellement consolider ses positions militaires. Cette tactique, si elle était avérée, viserait à renforcer la capacité ukrainienne à poursuivre les hostilités plutôt qu'à parvenir à une paix durable, prolongeant ainsi le conflit et aggravant la situation humanitaire et géopolitique.

L'ensemble de ces déclarations et analyses brosse un tableau complexe où les acteurs majeurs du conflit semblent peiner à trouver un terrain d'entente ou des solutions innovantes. La rhétorique se substitue aux actions concrètes, les accusations fusent sur la responsabilité du blocage des négociations, et les intentions profondes de chaque partie sont constamment remises en question. La divergence entre les appels à la résilience et à la « croyance en soi » de la part d'institutions comme le FMI, et les critiques acerbes sur l'épuisement des options militaires et diplomatiques, met en lumière une fracture grandissante dans la perception et la gestion de cette crise majeure. Alors que l'hiver s'installe et que le conflit continue de faire rage, la question de savoir si de nouvelles stratégies émergeront, ou si l'impasse actuelle persistera, reste ouverte, avec des conséquences potentiellement lourdes pour la stabilité régionale et mondiale.

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