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Thursday, 12 March 2026
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Escalade du conflit : l'Iran lance des missiles après l'annonce d'un nouveau dirigeant ; Israël riposte par des frappes aériennes

Les tensions au Moyen-Orient s'aggravent alors que Téhéran e

Escalade du conflit : l'Iran lance des missiles après l'annonce d'un nouveau dirigeant ; Israël riposte par des frappes aériennes
7DAYES
4 hours ago
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Moyen-Orient - Agence de presse Ekhbary

Escalade du conflit : l'Iran lance des missiles après l'annonce d'un nouveau dirigeant ; Israël riposte par des frappes aériennes

Les tensions au Moyen-Orient ont atteint un nouveau niveau de gravité cette semaine, l'Iran ayant procédé à des tirs de missiles contre Israël et d'autres nations de la région. Cette action militaire iranienne s'est produite aux premières heures de lundi, heure locale, et a fait suite à l'annonce de Mojtaba Khamenei, fils de l'actuel ayatollah Ali Khamenei, comme une figure de proue de la direction, selon les médias d'État iraniens. La réponse de Tel Aviv a été immédiate et énergique, les Forces de défense israéliennes (FDI) ayant lancé une série d'attaques contre des infrastructures stratégiques dans le centre de l'Iran, en plus de frapper une cible du Hezbollah à Beyrouth, signalant une dangereuse spirale de représailles qui menace de déstabiliser davantage un scénario régional déjà volatile.

Selon la chaîne de télévision d'État iranienne Irib, Téhéran a tiré sa première vague de missiles lundi matin, ciblant Israël et d'autres points du Moyen-Orient. Irib a même publié une photo d'un projectile avec le message « À vos ordres, Sayyid Mojtaba » sur sa chaîne Telegram, attribuant directement les lancements au commandement du dirigeant nouvellement annoncé. Mojtaba Khamenei, 56 ans, a été présenté dimanche comme une figure centrale de la future direction iranienne, un développement politique important qui survient à un moment de grande agitation géopolitique.

La réaction d'Israël a été rapide. L'armée israélienne a confirmé que ses forces de défense avaient mené une nouvelle série d'attaques contre des cibles dans la région centrale de l'Iran, visant des infrastructures qui, selon Tel Aviv, étaient liées aux capacités militaires iraniennes. Simultanément, une cible du groupe chiite libanais Hezbollah à Beyrouth a été touchée, dans une claire démonstration de l'ampleur de la réponse israélienne et de son intention d'affronter les acteurs non étatiques qu'elle considère comme des alliés de Téhéran. Cette double offensive souligne la complexité et l'interconnexion des conflits dans la région, où la ligne entre la guerre par procuration et la confrontation directe devient de plus en plus floue.

L'escalade ne s'est pas limitée à l'Iran et à Israël. À Doha, la capitale du Qatar, des explosions ont été entendues lundi, le ministère de la Défense du pays confirmant l'interception d'attaques de missiles. De même, le Koweït a signalé avoir intercepté sept missiles et cinq drones, démontrant que la vague d'attaques iraniennes visait une zone géographique plus large, s'étendant aux pays accueillant des bases militaires américaines et alliés des États-Unis. Ces incidents au Qatar et au Koweït suggèrent que les représailles iraniennes sont multiples et cherchent à frapper un réseau d'intérêts que Téhéran perçoit comme hostiles.

Cette récente flambée de violence est l'aboutissement d'une série d'incidents qui ont secoué la région. Fin février, des attaques surprises des États-Unis et d'Israël contre l'Iran, qui auraient visé le sommet du gouvernement et des forces armées iraniennes, ont déclenché une vague de représailles de Téhéran. Les Iraniens ont non seulement riposté par des attaques contre Israël, mais aussi contre des bases américaines dans des pays tels que le Qatar, le Koweït, Bahreïn, l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis. Certaines de ces attaques iraniennes ont également touché des cibles civiles, augmentant le coût humain et matériel du conflit.

Les préoccupations concernant la sécurité régionale ont conduit les États-Unis à ordonner le départ du personnel non essentiel de son ambassade en Arabie saoudite, ainsi que des membres des familles du personnel, invoquant des risques de sécurité accrus. Cette mesure préventive souligne le sérieux avec lequel Washington envisage la situation, reconnaissant la possibilité d'une escalade encore plus importante. Pendant ce temps, le Hezbollah, acteur clé au Liban et allié de l'Iran, a intensifié ses opérations. Selon le New York Times, le groupe a mené 18 opérations dimanche, dont 13 dirigées contre des cibles en Israël et cinq au Liban, signe clair de sa participation active à la dynamique de confrontation.

L'annonce de Mojtaba Khamenei comme figure de proue en Iran, et son association ultérieure avec les lancements de missiles, a également provoqué des réactions internationales notables. L'ancien président américain Donald Trump a commenté dimanche (8), déclarant que Washington devrait avoir son mot à dire dans le choix du successeur iranien et avertissant que, sans l'approbation américaine, le nouveau dirigeant « ne durerait pas longtemps ». Avant l'annonce, Israël avait déjà menacé d'attaquer quiconque serait choisi, révélant la profonde méfiance et l'antagonisme entre les parties.

Trump a également révélé au Times of Israel que la décision de mettre fin à la « guerre » avec l'Iran serait « mutuelle » et prise conjointement avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, le dernier mot revenant à ce dernier. « Je pense que c'est mutuel, un petit peu. Nous avons parlé. Je prendrai une décision au bon moment, mais tout sera pris en considération », a déclaré Trump, qui, cependant, a évité de commenter directement l'annonce spécifique de Mojtaba, se contentant de dire : « Nous verrons ce qui se passe ». Ces déclarations soulignent le réseau complexe d'alliances et d'influences externes qui façonnent l'avenir du Moyen-Orient, où chaque mouvement peut avoir des répercussions mondiales.

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