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Saturday, 04 April 2026
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Iran : Mojtaba Khamenei désigné Guide Suprême dans un contexte de tensions régionales accrues

L'élection du nouveau Guide Suprême coïncide avec des frappe

Iran : Mojtaba Khamenei désigné Guide Suprême dans un contexte de tensions régionales accrues
7DAYES
3 weeks ago
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Iran - Agence de presse Ekhbary

Iran : Mojtaba Khamenei désigné Guide Suprême dans un contexte de tensions régionales accrues

Dans un développement politique et religieux majeur, l'Assemblée des Experts iranienne a désigné Mojtaba Khamenei, fils du défunt Guide Suprême Ali Khamenei, comme nouveau Guide Suprême de la République Islamique. Cette décision, annoncée le dimanche 8 mars 2026, survient dans un contexte d'escalade sévère des tensions géopolitiques au Moyen-Orient. La radiotélévision d'État iranienne (IRIB) a annoncé que l'Iran avait lancé une première vague de missiles en direction d'Israël, qualifiant cette action de réponse à des "agressions" présumées.

Des rapports diffusés sur les chaînes officielles iraniennes sur Telegram ont montré des images de missiles portant des inscriptions religieuses chiites, telles que "Sous votre commandement, Seyyed Mojtaba", soulignant la dimension religieuse et la loyauté envers le nouveau dirigeant. Ces événements se déroulent à un moment critique, le Corps des Gardiens de la Révolution Islamique (CGRI), l'armée idéologique du régime, ayant prêté allégeance au nouveau Guide Suprême, affirmant sa "totale obéissance et son sacrifice" pour exécuter ses commandements divins.

Cette nomination n'a pas manqué de susciter de vives réactions internationales. L'ancien président américain Donald Trump avait averti, avant même l'annonce officielle, que le successeur d'Ali Khamenei "ne tiendrait pas longtemps" sans son soutien. Trump a déclaré via sa plateforme Truth Social que la flambée des prix du pétrole au-delà de 100 dollars le baril était un "prix dérisoire" pour la paix et la sécurité mondiales, promettant que les prix du brut "chuteraient rapidement une fois la destruction de la menace nucléaire iranienne achevée".

Ces développements politiques ont été accompagnés par une escalade des actions militaires de représailles. Des rapports font état d'explosions puissantes à Doha, au Qatar, où des drones et des missiles iraniens ont ciblé plusieurs sites. Le ministère de la Défense koweïtien a également annoncé que ses défenses aériennes faisaient face à des attaques hostiles de missiles et de drones. Dans une démarche connexe, les États-Unis ont ordonné le départ de leur personnel diplomatique non essentiel et de leurs familles d'Arabie Saoudite, qui subirait des frappes iraniennes en représailles à des attaques américaines et israéliennes antérieures.

Sur le front libanais, le Hezbollah a affirmé engager des forces israéliennes ayant procédé à des héliportages dans l'est du Liban, près de la frontière syrienne. Le groupe a déclaré dans un communiqué avoir détecté "environ 15 hélicoptères israéliens ennemis" s'infiltrant depuis le côté syrien de la frontière. Le Hezbollah a indiqué que ses combattants étaient engagés dans des combats contre les infiltrés avec des armes appropriées, et que les affrontements se poursuivaient. Des rapports non confirmés suggèrent qu'un hélicoptère israélien aurait été abattu dans les montagnes à l'est de Baalbek. À Bahreïn, le ministère de l'Intérieur a annoncé des victimes civiles et des dégâts matériels sur l'île de Sitra suite à une attaque de drones iraniens.

Pendant ce temps, les rebelles Houthis du Yémen, soutenus par Téhéran, ont salué la désignation de Mojtaba Khamenei, la qualifiant de "nouvelle victoire pour la Révolution Islamique" et de "coup sévère porté aux ennemis de la République Islamique et de la nation".

Le président iranien Ebrahim Raisi, lors d'un entretien téléphonique avec son homologue français Emmanuel Macron, a affirmé que toutes les actions de l'Iran s'inscrivaient dans le cadre de la "légitime défense". Il a mis en garde contre toute action militaire d'autres parties, y compris la France, qu'elle soit offensive ou défensive, visant à soutenir ce qu'il a qualifié d'"agresseurs" contre son pays, considérant qu'une telle intervention constituerait une "participation à la guerre" et compliquerait davantage la situation régionale.

Les marchés pétroliers mondiaux connaissent une volatilité extrême, le prix du baril de pétrole américain West Texas Intermediate (WTI) dépassant les 110 dollars, le niveau le plus élevé depuis juillet 2022. Le prix du WTI a grimpé d'environ 60% depuis le début de ce que les sources iraniennes décrivent comme une "campagne militaire" contre des cibles américaines et israéliennes. Les analystes comparent cette hausse à celle observée sur les marchés lors de l'invasion de l'Ukraine par la Russie.

La nomination de Mojtaba Khamenei au poste suprême en Iran, une fonction détenant une autorité étendue sur les politiques intérieures, étrangères et religieuses du pays, signale une tentative d'assurer la continuité de la trajectoire politique et religieuse du régime. Cette sélection, survenant peu après l'entrée en fonction du président Ebrahim Raisi, semble viser à consolider l'influence des institutions religieuses et militaires face aux défis régionaux et internationaux croissants. L'avenir de la région reste incertain, dépendant de l'évolution de cette crise complexe et de la capacité des parties impliquées à désamorcer l'escalade et à éviter une guerre régionale à grande échelle.

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