États-Unis - Agence de presse Ekhbary
Le ministère de la Justice américain abandonne sa bataille judiciaire contre des cabinets d'avocats ciblés par Trump
Dans un revirement notable, le ministère de la Justice (DOJ) des États-Unis a annoncé son intention de retirer son appel dans une affaire civile qui l'opposait à quatre cabinets d'avocats de premier plan. Ces cabinets, dont Perkins Coie, WilmerHale, Jenner & Block et Susman Godfrey, avaient précédemment obtenu des décisions de justice favorables contre des ordres exécutifs émis par l'ancien président Donald Trump. Ces ordres visaient à sanctionner les cabinets pour avoir employé ou représenté des individus considérés comme critiques de son administration. La décision du DOJ de retirer ses appels constitue une concession juridique et rend définitives les déclarations des juges fédéraux qui avaient jugé ces ordres exécutifs inconstitutionnels.
Cette démarche intervient après une période de forte pression juridique et de négociations. Dans un contexte plus large, plusieurs autres cabinets d'avocats prestigieux, également dans le collimateur de Trump, avaient choisi de négocier des accords plutôt que de s'engager dans des litiges prolongés. Ces accords impliquaient souvent des engagements de services juridiques pro bono d'une valeur totale approchant le milliard de dollars, destinés à l'ancien président ou à ses initiatives. Cette stratégie de l'administration semblait viser à exercer une pression et à obtenir des concessions des entités juridiques perçues comme hostiles.
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Les cabinets d'avocats concernés ont salué la décision du DOJ comme une validation de leur position. Dans un communiqué publié lundi, Jenner & Block a souligné que le retrait des appels "rend permanentes les décisions de quatre juges fédéraux selon lesquelles les ordres exécutifs ciblant les cabinets d'avocats... étaient inconstitutionnels". Le cabinet a fièrement ajouté : "Notre partenariat est fier d'être resté ferme au nom de ses clients". Ce sentiment a été partagé par Susman Godfrey, qui a qualifié l'action du gouvernement de "capitulation". Le cabinet a estimé qu'il s'agissait d'"une fin appropriée à son attaque manifestement inconstitutionnelle" contre le cabinet et contre le principe fondamental de l'État de droit.
Susman Godfrey a par ailleurs élargi la portée de leur combat, affirmant : "Nous nous sommes battus pour nous-mêmes, mais nous nous sommes battus aussi pour des choses plus importantes." Le cabinet a articulé ces principes plus larges comme étant "pour une Constitution qui protège nos libertés ; pour une profession juridique qui dépend de l'égalité de justice devant la loi ; et pour les gens de ce pays qui refusent de reculer face à une Administration qui cherche à les faire taire et à les intimider – avocats comme non-avocats." Cela souligne la perception parmi les cabinets ciblés que la bataille juridique ne portait pas uniquement sur leurs intérêts corporatifs, mais sur la sauvegarde des principes démocratiques et de l'indépendance de la profession juridique.
Les ordres exécutifs initiaux, émis pendant la présidence de Trump, avaient suscité un débat important sur les limites du pouvoir exécutif et son utilisation potentielle pour cibler des opposants politiques ou des voix critiques au sein de la communauté juridique. La contestation juridique initiale du DOJ visait à renverser les décisions qui avaient déclaré ces ordres inconstitutionnels. Cependant, le retrait subséquent suggère une réévaluation stratégique par l'administration actuelle, reconnaissant peut-être les faiblesses juridiques des ordres originaux ou les implications plus larges de la poursuite d'une telle lutte.
Un retour sur des accords antérieurs révèle une tendance similaire de pression et de règlement. L'administration Trump avait précédemment annoncé des accords avec neuf autres cabinets d'avocats de premier plan. Paul Weiss fut parmi les premiers à parvenir à un accord, s'engageant à fournir environ 40 millions de dollars en services pro bono. À l'époque, le cabinet aurait soutenu que cet engagement représentait un prix relativement modique par rapport aux pertes potentielles en termes d'affaires, de clientèle et de talents juridiques de haut niveau qui auraient pu résulter d'un litige prolongé. Ces précédents soulignent l'environnement difficile auquel les cabinets d'avocats ont été confrontés durant cette période.
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La décision du DOJ de retirer ses appels clôt un chapitre important de cette saga juridique. Elle renforce le rôle du pouvoir judiciaire dans le contrôle des excès de l'exécutif et affirme le principe selon lequel les professionnels du droit doivent pouvoir représenter leurs clients et exercer sans crainte de représailles politiques. L'issue sert de rappel puissant de l'importance durable de l'État de droit et des protections constitutionnelles qui garantissent les libertés aux États-Unis. Les représentants de la Maison Blanche et du DOJ n'ont pas immédiatement répondu aux demandes de commentaires concernant ce retrait.