Japon - Agence de presse Ekhbary
Les RFID Passives Peuvent Désormais Diffuser des Données Télémétriques, Ouvrant la Voie aux Réseaux de Capteurs Avancés
Dans un bond en avant significatif pour l'Internet des Objets (IoT), une collaboration de quatre organisations japonaises de premier plan pilote le développement de "systèmes avancés d'Internet des Objets ambiant" basés sur une nouvelle norme ISO ratifiée. La norme, identifiée comme ISO/IEC 18000-65 et intitulée « Paramètres pour les communications d'interface aérienne pour les capteurs en flux continu basés sur ISO/IEC 18000-63 », promet de surmonter les limitations de longue date des étiquettes passives d'identification par radiofréquence (RFID).
Traditionnellement, les étiquettes RFID passives ont été indispensables pour la gestion des stocks et les tâches d'identification en raison de leur faible coût et de l'absence de source d'alimentation. Ces étiquettes stockent des informations minimales, essentiellement un identifiant, et sont activées par les ondes radio d'un lecteur externe, qui leur fournissent également l'énergie nécessaire pour transmettre leurs données stockées. Cela les rend idéales pour des applications telles que la logistique d'entrepôt, où elles peuvent être lues sans ligne de visée directe, contrairement aux scanners de codes-barres traditionnels. Cependant, leur simplicité inhérente et l'absence d'alimentation continue ont limité leur utilisation dans des applications nécessitant une collecte de données de capteurs en temps réel ou complexes.
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Bien qu'il existe des étiquettes RFID actives capables de fonctionner comme des capteurs sophistiqués, elles nécessitent une batterie ou une source d'alimentation externe, ce qui pose des défis en termes de maintenance, de durée de vie et d'adéquation à certains environnements. Pendant des années, les innovateurs ont cherché des moyens de combiner l'avantage de faible consommation d'énergie des RFID passives avec les capacités riches en données des capteurs. Panasonic, un acteur clé de cette initiative, a souligné les contraintes précédentes : « Les systèmes RFID et le transfert d'énergie sans fil dans la bande des 920 MHz ont été utilisés pour implémenter des systèmes de capteurs sans fil sans batterie, mais il n'a pas été possible d'acquérir de manière continue et simultanée des données de séries temporelles telles que les vibrations, la déformation ou la température. » Cette incapacité à capturer des données dynamiques et temporelles a limité la portée des réseaux de capteurs sans batterie.
La nouvelle norme ISO/IEC 18000-65 comble directement cette lacune. Elle permet aux capteurs intégrés à des étiquettes passives de diffuser des données télémétriques, telles que des mesures de vibrations, de déformations ou de température. L'innovation réside dans la capacité de la norme à allouer un canal de fréquence dédié à chaque appareil. Lorsque les ondes radio d'un lecteur atteignent une étiquette, l'appareil transmet non seulement son identification de base, mais négocie également l'obtention d'un canal clair pour diffuser ses données de capteur. Ce mécanisme sophistiqué d'allocation de canaux minimise les interférences et garantit une transmission de données fiable, même dans des environnements avec de nombreux appareils.
Selon Panasonic, un avantage significatif de cette norme est son potentiel à favoriser l'interopérabilité entre les appareils et les terminaux de capteurs de différents fabricants. Ceci est crucial pour accélérer le développement de systèmes de capteurs sans fil diversifiés et sans batterie, en évitant le verrouillage propriétaire (vendor lock-in) – un problème courant dans le secteur de l'IoT – et en réduisant finalement le coût global d'acquisition des systèmes. Cette approche de norme ouverte devrait stimuler l'innovation et une adoption plus large.
Le développement de la norme ISO/IEC 18000-65 a été un effort collaboratif mené par Panasonic, aux côtés d'autres entités japonaises de premier plan, notamment l'Université Keio, Denso Wave Incorporated et Ramxeed Ltd. L'Université Keio, en particulier, héberge un important consortium de recherche axé sur la communication IoT ambiante, avec un fort accent sur les technologies d'alimentation sans fil et de communication par rétrodiffusion (backscatter communication). Cette synergie académique et industrielle souligne l'engagement du Japon à faire progresser les capacités de l'IoT.
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L'objectif ultime pour ces organisations participantes est d'établir des réseaux de capteurs et d'étiquettes sans alimentation capables de collecter des informations opérationnelles sur les machines et les infrastructures de manière autonome. Ces données peuvent ensuite être intégrées dans des systèmes d'apprentissage automatique pour alimenter des applications de maintenance prédictive. Dans le contexte des défis démographiques du Japon, marqués par une population en déclin et vieillissante, de tels réseaux de capteurs intelligents et nécessitant peu d'entretien pourraient jouer un rôle déterminant dans l'optimisation des opérations industrielles, l'amélioration de la sécurité et la garantie de l'efficacité continue des infrastructures critiques, atténuant ainsi l'impact des changements de main-d'œuvre.