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Thursday, 05 February 2026
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Seconde Vague de Retours via Rafah et Martyrs dans des Camps de Déplacés Suite à un Bombardement

La Crise Humanitaire s'Aggrave avec la Réouverture Limitée d

Seconde Vague de Retours via Rafah et Martyrs dans des Camps de Déplacés Suite à un Bombardement
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20 hours ago
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Gaza - Agence de presse Ekhbary

Seconde Vague de Retours via Rafah et Martyrs dans des Camps de Déplacés Suite à un Bombardement

La crise humanitaire dans la bande de Gaza s'intensifie, marquée par des développements préoccupants liés au point de passage de Rafah et aux attaques contre les civils. Selon les informations rapportées par un correspondant d'Al Jazeera, la deuxième vague de Palestiniens souhaitant retourner dans la bande de Gaza est arrivée du côté égyptien du point de passage de Rafah. Ces personnes attendent désormais l'autorisation d'entrer dans le territoire, alors que le passage a rouvert pour la deuxième journée consécutive de manière limitée, sous des restrictions israéliennes strictes. Cette situation soulève des questions sur la portée réelle de cette réouverture dans le contexte actuel.

Parallèlement, le ministère de la Santé à Gaza a annoncé que 16 patients, accompagnés de 40 personnes, se dirigeaient vers le point de passage de Rafah pour recevoir des soins médicaux à l'extérieur du territoire. Cependant, la confirmation de leur arrivée côté égyptien reste incertaine, en raison de la difficulté d'obtenir des informations précises sur le fonctionnement du côté palestinien du passage, qui est sous contrôle israélien total depuis mai 2024. Ce manque de visibilité complique la coordination et l'accès aux soins pour les plus vulnérables.

La situation s'est encore compliquée lorsque le Croissant-Rouge palestinien a confirmé mardi que les autorités israéliennes avaient refusé le départ de 29 patients et de leurs 50 accompagnateurs de Gaza via le point de passage de Rafah. Initialement, il était prévu que 45 patients et 90 accompagnateurs voyagent pour poursuivre leurs traitements à l'étranger, le Croissant-Rouge ayant été informé par "des parties compétentes" des dispositions prises. Raed Al-Nims, directeur de l'information au sein de l'organisation, a exprimé l'espoir d'une augmentation du nombre de patients évacués pour traitement hors de Gaza. Il a souligné qu'environ 20 000 patients, selon le ministère de la Santé, ne peuvent pas être traités dans la bande et ont un besoin urgent de soins à l'étranger.

Al-Nims a insisté sur les efforts continus du Croissant-Rouge et la coordination avec les autorités locales et les organisations internationales pour garantir l'évacuation du plus grand nombre possible de patients et de blessés en état critique. Plus tôt dans la journée, le ministère de l'Intérieur de Gaza avait indiqué dans un communiqué que 8 patients et leurs accompagnateurs avaient quitté le territoire lundi, lors de la première journée de réouverture limitée du passage. En revanche, seuls 12 Palestiniens sont revenus dans la bande, démontrant un déséquilibre notable dans les mouvements transfrontaliers.

De son côté, l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a mis en lumière l'ampleur de la crise sanitaire, révélant que plus de 18 500 patients ont besoin de soins médicaux spécialisés qui ne sont pas disponibles à Gaza. Le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a souligné l'urgence de la réhabilitation et de la reconstruction dans le territoire pour réduire la dépendance du système de santé aux évacuations médicales, après plus de deux ans d'attaques israéliennes incessantes.

Dans une déclaration à Al Jazeera, le directeur du complexe médical Al-Shifa a plaidé pour l'acheminement de médicaments à Gaza, affirmant que le taux de sortie des patients hors du territoire ne constitue pas une solution à la crise persistante. Le mouvement Hamas, quant à lui, a qualifié le traitement réservé aux personnes revenant via Rafah de "crime" et a appelé les médiateurs et les États garants à agir immédiatement pour mettre fin à ces pratiques. Le Hamas a également réaffirmé que l'occupation israélienne continue de restreindre sévèrement l'entrée des aides dans la bande, malgré la deuxième phase de l'accord de cessez-le-feu.

Le porte-parole du Hamas, Hazem Qassem, a averti que les conditions catastrophiques des personnes déplacées dans leurs tentes s'aggravaient avec une nouvelle dépression météorologique affectant Gaza, en plus de l'interdiction d'entrée de carburant et de gaz, sauf en quantités très limitées. Le point de passage de Rafah, dont les opérations limitées ont repris le 2 février sous de strictes restrictions israéliennes, est le premier de ce type depuis près de deux ans. Selon l'accord, 50 Palestiniens devaient entrer dans la bande le premier jour, et 50 patients accompagnés de deux personnes devaient quitter Gaza pour l'Égypte. Cependant, seuls 12 Palestiniens sont entrés dans Gaza et seulement 8 en sont partis, révélant un écart significatif entre les attentes et la réalité.

Dans un incident séparé et tragique, le complexe médical Nasser a rapporté la mort de deux personnes suite à un bombardement israélien sur des tentes de déplacés au sud de Khan Younis, en dehors des zones de déploiement des forces d'occupation. Des sources médicales ont également confirmé le décès d'une femme palestinienne, Intissar Shamalakh, après avoir été touchée par des tirs de drone israélien près de la place Al-Shawa dans le quartier Al-Tuffah, au nord-est de la ville. Ces événements soulignent le danger constant auquel sont exposés les civils, en particulier les déplacés, dans la bande de Gaza, et intensifient la tragédie humaine.

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