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Thursday, 29 January 2026
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Medhi Benatia après Bruges-OM en Ligue des champions : « Une soirée de merde, une faute professionnelle »

Medhi Benatia après Bruges-OM en Ligue des champions : « Une soirée de merde, une faute professionnelle »
Ekhbary Editor
8 hours ago
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« C'est une soirée...Une soirée de merde. Quand tu es dans un club comme celui-ci, tu peux perdre des matches, comme tu as perdu à Madrid, comme tu as perdu à Lisbonne. Mais tu ne peux pas perdre comme ce soir. On est sur un problème d'occurrence. En Championnat, on a parfois un manque de motivation, contre des équipes qui sembleraient inférieures. On a vu que, quand on n'était pas à 100 %, on passait souvent à la trappe. Même si on a des bons joueurs, des grands joueurs, le football, il faut le respecter.

La vérité, c'est que, en tant que directeur du football, la chose qu'il faut faire, c'est demander pardon. Demander pardon aux supporters, aux gens qui font des sacrifices pour ce club. J'espère que les joueurs sont conscients que c'est une faute professionnelle. J'ai perdu beaucoup de matches dans ma carrière, mais, rarement, j'ai senti eu ce sentiment de honte comme ça. Prendre six buts en deux matches...

Comment avez-vous suivi le scénario d'après-match ?On a suivi un petit peu les résultats sur le téléphone. Quand tu perds comme tu as perdu aujourd'hui, tu voulais espérer jouer le Real, l'Inter... Le football fait tellement de miracles qu'on aurait pu quand même se qualifier en bon dernier. Mais tu ne l'as même pas mérité en vérité. C'est triste parce que ce que je dis depuis un petit moment, quand tu vois le match de Lens, quand tu vois le match au Koweït contre Paris, et je continue de penser que l'équipe est forte. Je pense avec beaucoup d'humilité que le groupe de l'Olympique de Marseille, est plus fort, nettement plus fort, que Lens. Sur ce match-là, on l'a prouvé. Ce qu'on n'avait pas réussi à faire l'année dernière. Aujourd'hui, tu fais un match comme ça contre une équipe de 22 ans de moyenne d'âge...

À qui la faute ?Souvent, quand il se passe ce genre de défaite dégoûtante, horrible, les gens ont tendance à ramener la faute un peu sur le coach. Comme on fait dans le football, c'est plus facile de changer un coach que 20 joueurs. Moi, j'assiste aux causeries. J'adore écouter comment on prépare. Je pense que, toute la semaine, on a su que c'est une équipe qui part fort, qui est capable de marquer 3-4 buts dans le premier quart d'heure, qui peut aussi conserver. Mais s'il y a un joueur dans la surface et qu'on est quatre à le regarder, et qu'il y en a pas un qui marque, c'est la faute du coach.

À un moment donné, il faut prendre des responsabilités. Moi, je les prends, encore une fois, en tant que directeur du football. Mais j'espère vraiment qu'il y a quelques joueurs qui vont se faire un examen de conscience. Parce que, pour parler, on est bon à parler. Par contre, quand il faut les avoir sur le terrain... Quand t'es en train de jouer une finale comme ça, importante pour l'histoire du club, pour la continuité, et que tu ne fais rien du tout et que t'as des joueurs qui ne se sont même pas rendu compte de l'événement, qui sont en train de marcher...

Pour moi, ça, ce sont des choses que je ne peux pas accepter. Moi, j'ai toujours dit, celui qui n'est pas content, celui qui trouve qu'on est trop exigeants, il faut demander à parler. La porte, elle est là. Tu peux perdre des matches, mais pas comme ça. Tu dois mouiller le maillot. Tu dois te battre de la première à la 95ème. C'est un métier. C'est sérieux. Et cette saison, parfois, trop souvent, on n'a pas été sérieux. Et ça, ça me dérange au plus haut point.

« Si on a cette équipe-là contre Rennes en Coupe de France, on en prend 5 ! »

Medhi Benatia espère voir autre chose pour la suite de la saison

Il y a un problème mental ?Je ne suis pas un psychologue. Moi, je suis ici pour faire du football. Je peux te dire si un joueur, il est bon ou il n'est pas bon. Je peux te dire si je suis capable. Ma compétence, ça reste du football. S'il faut que j'arrive à t'expliquer pourquoi, contre Nantes, on ne gagne pas un duel, on ne fait pas une course en avant. Pourquoi, aujourd'hui, un quart d'heure, on les regarde, on en prend deux. Je ne peux pas t'expliquer. Je ne sais pas. Je n'ai jamais vu ça, moi. Ce sont des choses que je ne peux pas t'expliquer. Il y a trop d'écarts dans cette équipe. C'est sûrement un problème mental, oui.

Avez-vous peur qu'il y ait des conséquences sur la suite ?Je veux que ça ait des conséquences. J'espère qu'entre eux, ils vont se poser les bonnes questions. Moi, c'est ce que j'attends. Il y en a qui ont mouillé le maillot, qui se sont battus. Il y a des joueurs à 200, 250, 300 matches. J'espère que ce sont eux qui soient capables, en tout cas, de se rendre compte qu'on a une saison, malgré tout, parce qu'on va y venir. On a une saison encore à finir, avec une Coupe, qu'on doit aller chercher.

La vérité, c'est que tu vas te pointer contre Rennes, mais tu sais quelle équipe tu vas trouver ? Moi, je ne sais pas. Si j'ai celle-là contre Rennes, on va en prendre 5. Par contre, si c'est l'équipe qui a joué contre Lens, t'es capable de gagner, et puis tu vas dire, bah tiens, le tour d'après, on ne regarde même pas le tirage, parce qu'on est meilleur que celle qui arrive. En vérité, tu ne sais pas. »