Iran - Agence de presse Ekhbary
Tensions maximales : Mojtaba Khamenei succède à son père Ali Khamenei, l'Iran et Israël s'affrontent
La succession à la tête de l'Iran est devenue le théâtre d'une crise régionale majeure. L'Assemblée des experts a annoncé la nomination de l'ayatollah Mojtaba Hosseini Khamenei comme nouveau Guide Suprême, succédant à son père, Ali Khamenei, qui aurait été tué lors d'une offensive américano-israélienne le 28 février 2026. Cette transition s'opère dans un climat de guerre ouverte, marqué par des frappes aériennes et des tirs de missiles échangés entre l'Iran et Israël, ainsi que par des répercussions sur les pays voisins et les marchés mondiaux.
Selon les médias d'État iraniens, l'Assemblée des experts, organe chargé de désigner et de superviser le Guide Suprême, a voté à l'unanimité pour Mojtaba Khamenei. La session s'est déroulée dans des conditions exceptionnelles, avec des votes fractionnés ou à distance en raison des bombardements en cours, rendant impossible une réunion plénière à Téhéran ou à Qom.
Lire aussi
- Le directeur de la Santé de Gharbia effectue une visite surprise à l'hôpital général de Tanta le deuxième jour de l'Aïd
- Le gouverneur de Qalyubia renforce la lutte contre les constructions illégales durant l'Aïd al-Adha
- Le prix de l'or augmente en Égypte, le 21 carats atteint 6800 EGP
- Météo du troisième jour de l'Aïd : temps chaud et vents actifs attendus
- La Ligue arabe condamne l'agression iranienne contre le Koweït
La nomination de Mojtaba Khamenei intervient au moment où les hostilités atteignent un nouveau paroxysme. L'armée israélienne a indiqué avoir lancé une nouvelle série de frappes contre des "infrastructures du régime iranien" au centre du pays. Simultanément, la radiotélévision d'État iranienne (IRIB) a rapporté que l'Iran avait tiré une première salve de missiles vers Israël, visant Tel Aviv et le Néguev, ainsi que des bases aériennes américaines dans la région, en guise de réponse aux attaques.
Les combats s'étendent au-delà des frontières directes. Dans l'est du Liban, près de la frontière syrienne, des affrontements violents ont éclaté entre le Hezbollah et des troupes israéliennes arrivées par hélicoptères. La chaîne libanaise Ani a rapporté des "combats féroces" près du village de Nabi Chit, déjà cible d'une tentative israélienne infructueuse pour récupérer le corps d'un aviateur capturé en 1986. Des responsables du Hezbollah ont affirmé avoir abattu un hélicoptère israélien dans la Bekaa.
Les conséquences humanitaires ne se font pas attendre. Au Bahreïn, une attaque de drones iraniens a blessé 32 civils dans la nuit à Sitra, dont quatre grièvement. Le ministère de la Santé a précisé que parmi les blessés figurent une adolescente de 17 ans, deux enfants, et un nourrisson de deux mois, soulignant la gravité de l'impact sur la population civile.
Sur le plan économique, la crise a provoqué une envolée spectaculaire des prix du pétrole. Le baril de West Texas Intermediate (WTI) a dépassé les 100 dollars, atteignant 116,06 dollars, soit une hausse de près de 28%. Donald Trump a commenté cette situation, la qualifiant de "petit prix à payer" pour la sécurité mondiale, et prédisant une chute rapide des cours une fois la "menace nucléaire iranienne" neutralisée.
Les États-Unis ont ordonné l'évacuation de leur personnel diplomatique non essentiel d'Arabie Saoudite, pays qui subit des frappes iraniennes. Les Houthis du Yémen ont salué la désignation de Mojtaba Khamenei, la considérant comme une "victoire" pour la Révolution islamique.
La succession de Mojtaba Khamenei, deuxième fils de l'ancien Guide, est entourée d'incertitudes et suscite de vives controverses. Son influence au sein du système sécuritaire et son soutien par les Gardiens de la Révolution en font un favori, mais sa nomination pourrait transformer la République islamique en une monarchie héréditaire, allant à l'encontre des idéaux de 1979.
Des experts évoquent une lutte de pouvoir intense entre différentes factions. Les modérés, tels qu'Ali Larijani et Hassan Rohani, cherchent à éviter l'isolement total du pays. En attendant une officialisation, la direction est assurée par un triumvirat provisoire.
Actualités connexes
- Lewis Hamilton s'engage à rester en F1 jusqu'au retour de l'Afrique au calendrier
- Franco Colapinto minimise l'échange houleux avec Flavio Briatore : « Il y a normalement une raison à cela »
- Fermín Aldeguer Vise un Retour Audacieux en MotoGP au Grand Prix du Brésil Après une Grave Blessure à la Jambe
- GP d'Australie F1 : Programme du vendredi, météo et guide TV pour le début de la saison 2026
- Brodie Kostecki met Ford met de zege in Melbourne, einde aan zegereeks Chevrolet
Sur la scène internationale, le président français Emmanuel Macron a rendu hommage au "courage" des femmes iraniennes, affirmant sur X que "la liberté ne peut jamais être empêchée".
La situation est d'autant plus tendue qu'un militaire américain est décédé des suites de blessures subies lors d'une attaque iranienne en Arabie Saoudite le 1er mars. Ces événements s'inscrivent dans une escalade dangereuse qui pourrait redessiner la carte géopolitique du Moyen-Orient.