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Thursday, 29 January 2026
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Nouvelle Présidente Université Columbia: Mnookin pour la stabilité

Nouvelle Présidente Université Columbia: Mnookin pour la stabilité
Ekhbary Editor
1 day ago
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États-Unis - Agence de Presse Mondiale

La nomination de Jennifer Mnookin marque l'arrivée d'une nouvelle Présidente Université Columbia, avec l'espoir de restaurer la stabilité après deux années tumultueuses. Elle prendra ses fonctions le 1er juillet, succédant à une période de divisions profondes et de défis sans précédent sur le campus.

Mme Mnookin, 58 ans, est une juriste reconnue ayant précédemment occupé le poste de doyenne de la faculté de droit de l'UCLA. En 2022, elle est devenue rectrice de l'Université du Wisconsin-Madison, où elle a également été confrontée à des protestations étudiantes en 2024, lui conférant une expérience pertinente pour le rôle.

David Greenwald et Jeh Johnson, coprésidents du conseil d'administration de Columbia, ont salué son « pedigree académique et de leadership exceptionnel » et sa réputation de « bâtisseuse de confiance » par l'écoute et l'engagement. Ils la décrivent comme une « bâtisseuse de consensus réfléchie » dotée d'une vision et d'une énergie pour le leadership institutionnel.

La Nouvelle Présidente Université Columbia Face aux Défis Actuels

À Columbia, Jennifer Mnookin hérite d'une institution complexe confrontée à de multiples défis. Parmi ceux-ci figurent les coupes dans les initiatives de recherche par l'administration du président Donald Trump, ainsi que des divisions persistantes concernant la gestion des protestations étudiantes pro-palestiniennes après l'attaque du Hamas contre Israël en octobre 2023.

Sa nomination semble vouloir corriger la direction prise par le précédent recrutement. Son parcours académique (diplômée de Harvard, Yale et MIT) rappelle celui de Lee Bollinger, son prédécesseur de longue date, également juriste et ancien recteur d'université américaine. Ceci contraste avec Minouche Shafik, une économiste londonienne qui a démissionné en 2024, n'ayant jamais dirigé une université américaine et ayant eu du mal à naviguer dans le climat tendu.

Un Campus au Cœur des Tensions

Le campus de Columbia a été le théâtre de manifestations étudiantes massives en faveur de l'autodétermination palestinienne. Certains propos, jugés menaçants par de nombreux étudiants israéliens et juifs, ont exacerbé les tensions et mis à l'épreuve les traditions de liberté d'expression de l'université.

L'ancienne présidente, Minouche Shafik, a lutté pour trouver un équilibre entre ces principes et les pressions émanant des étudiants, parents, donateurs et républicains du Congrès. Pour contenir l'agitation, elle a fermé le campus principal au public et a fait appel à la police pour disperser les campements et occuper un bâtiment, ce qui a entraîné un verrouillage du campus et un tollé général.

Après sa démission, deux dirigeants intérimaires se sont succédé:

  • Katrina Armstrong : PDG de la faculté de médecine de Columbia, elle a négocié avec l'administration Trump après la suspension de plus de 400 millions de dollars de bourses de recherche, mais a démissionné sous la pression.
  • Claire Shipman : Ancienne journaliste de télévision et membre du conseil, elle a conclu un accord avec la Maison Blanche en juillet, restaurant la quasi-totalité des bourses de recherche et ramenant un calme tendu sur le campus.

Alors que certains professeurs craignaient que le conseil ne choisisse un leader privilégiant la sécurité au détriment de la libre expression, Mme Mnookin est perçue comme plus modérée. Sa capacité à construire des ponts et à favoriser le dialogue sera essentielle pour panser les plaies et réaligner l'université sur sa mission éducative et de recherche fondamentale.

Pour plus d'informations, visitez Agence de Presse Mondiale.