International - Agence de Presse
Les manifestations en Iran ont entraîné la mort de plus de 6 100 personnes, selon un groupe militant basé aux États-Unis. Ce bilan survient alors que des navires de guerre américains ont atteint la région, et qu'un responsable des Gardiens de la Révolution iraniens (IRGC) a averti les pays voisins de ne pas aider d'éventuelles frappes.
La répression des protestations à travers l'Iran a causé la mort d'au moins 6 159 personnes, a déclaré l'organisation Human Rights Activists News Agency (HRANA). Basée aux États-Unis, HRANA indique que de nombreuses autres victimes sont à craindre alors que les démonstrations contre le régime se poursuivent.
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Le groupe vérifie les décès avec des activistes sur le terrain, l'accès à internet en Iran étant coupé par les autorités pour une troisième semaine. Parmi les 6 159 victimes recensées par HRANA :
- 5 804 sont des manifestants.
- 214 sont des membres des forces de sécurité.
- 92 sont des enfants.
- 49 sont des civils non impliqués dans les protestations.
En plus du nombre de décès, HRANA a également rapporté que 42 200 personnes ont été arrêtées par Téhéran jusqu'à présent. Les chiffres de HRANA se sont avérés exacts lors de précédentes vagues de protestations en Iran, soulignant la crédibilité de l'organisation.
Bilan des Manifestations en Iran et Divergences Officielles
Le bilan officiel des décès fourni par l'Iran s'élève à 3 117, un chiffre bien inférieur à celui communiqué par HRANA. La République islamique a déclaré que 2 427 des personnes tuées étaient des civils et des membres des forces de sécurité, le reste étant qualifié de “terroristes”.
Téhéran a une longue histoire de sous-estimation des chiffres de décès lors de troubles et de manifestations. Cette divergence alimente la méfiance internationale quant à la transparence du régime concernant la gestion de la crise.
Ce dernier décompte des victimes intervient un jour après l'arrivée d'un groupe de porte-avions américains dans la région. Cette présence offre à Washington et à ses alliés un éventail plus large de réponses militaires potentielles à la crise montante.
L'arrivée du porte-avions USS Abraham Lincoln, accompagné de destroyers lance-missiles, signifie que les États-Unis pourraient frapper en Iran sans avoir à partir de leurs bases dans le Golfe. Cela fait suite à la volonté exprimée par les pays de la région de ne pas être impliqués dans d'éventuelles attaques.
Les États-Unis ont également annoncé un exercice de la Force aérienne au Moyen-Orient, qui se déroulera sur plusieurs jours. Cet exercice “démontrera la capacité à déployer, disperser et maintenir la puissance aérienne de combat” à travers la région, a déclaré le composant de la Force aérienne du Commandement central américain dans un communiqué.
L'armée américaine n'a pas divulgué la date ni le lieu exacts de l'exercice. Cette démonstration de force est perçue comme un message clair à Téhéran et à ses alliés dans la région.
Mohammad Akbarzadeh, un représentant des forces navales du Corps des Gardiens de la Révolution islamique d'Iran, a été cité par l'agence de presse étatique Fars, avertissant que toute frappe lancée depuis les territoires des pays voisins de Téhéran les rendra “hostiles”.
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Akbarzadeh a précisé : “Les pays voisins sont nos amis, mais si leur sol, leur ciel ou leurs eaux sont utilisés contre l'Iran, ils seront considérés comme hostiles.” Cette déclaration met en lumière la fragilité des équilibres régionaux.
Deux des milices affiliées à l'Iran dans la région ont déclaré leur intention de soutenir Téhéran en cas d'attaque. Les rebelles Houthis du Yémen ont affirmé que toute frappe en Iran ferait goûter aux agresseurs “les formes les plus amères de la mort”.
De son côté, le cheikh Naim Kassen, chef du groupe militant basé au Liban, le Hezbollah, a déclaré que l'organisation était prête à faire face à une “possible agression” et était “déterminée” à s'en défendre. Ces prises de position soulignent l'escalade des tensions et les risques d'une confrontation élargie au Moyen-Orient.
Source: Agence de Presse