Iran - Agence de presse Ekhbary
Attaque meurtrière lors d'un défilé militaire iranien fait des dizaines de victimes, un groupe séparatiste revendique l'attentat sur fond de tensions régionales croissantes
Ahvaz, province du Khuzestan frappée par une agression terroriste ; l'Iran jure de se venger, blâme les soutiens régionaux et internationaux
Une horrible attaque terroriste lors d'un défilé militaire à Ahvaz, capitale de la province du Khuzestan dans le sud-ouest de l'Iran, a fait au moins 29 morts et plus de 70 blessés samedi. L'agression a secoué l'Iran, les victimes comprenant des membres du Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI), des soldats et des civils innocents, dont des femmes et des enfants. Alors qu'un groupe séparatiste connu sous le nom de "Résistance Nationale d'Ahvaz" a rapidement revendiqué la responsabilité, le Guide suprême iranien, l'Ayatollah Ali Khamenei, et d'autres hauts responsables ont directement blâmé les "terroristes liés à des puissances étrangères", promettant de sévères représailles contre les cerveaux de ce bain de sang.
L'incident brutal s'est déroulé vers 9h00, heure locale, alors que le défilé était en cours dans le centre d'Ahvaz, commémorant le 38e anniversaire du début de la guerre Iran-Irak. Quatre assaillants, qui auraient été déguisés en uniformes militaires, ont soudainement ouvert le feu sur les troupes en marche et les spectateurs, causant de nombreuses victimes. Des témoins oculaires ont décrit une scène de chaos et de panique totale, les coups de feu résonnant pendant plusieurs minutes. Malgré la réponse rapide des forces de sécurité iraniennes, qui ont réussi à tuer trois des assaillants et à en appréhender un quatrième, l'impact dévastateur de l'agression était déjà produit. Hosein Hoseinzadeh, le vice-gouverneur de la province du Khuzestan, a confirmé le nombre de victimes, notant que de nombreux blessés étaient dans un état critique, ce qui suggère que le bilan pourrait encore s'alourdir.
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La "Résistance Nationale d'Ahvaz" a affirmé que l'attaque avait été menée en signe de protestation contre "l'oppression" du gouvernement iranien envers la minorité arabe de la province du Khuzestan. Cette organisation est un groupe parapluie comprenant diverses factions séparatistes arabes prônant l'indépendance de la province. Le Khuzestan, une région vitale riche en pétrole, abrite une importante population minoritaire arabe qui se plaint depuis longtemps de discrimination et de marginalisation. Si la région a connu des protestations sporadiques et des affrontements mineurs par le passé, une attaque de cette ampleur, ciblant spécifiquement un événement militaire, est sans précédent et ses implications sont sans aucun doute de grande portée.
Le Guide suprême iranien, l'Ayatollah Ali Khamenei, a immédiatement publié une déclaration condamnant le "crime lâche" et l'attribuant à des "terroristes liés aux États-Unis, à l'Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis, ainsi qu'à d'autres régimes réactionnaires de la région". Il a souligné que les services de renseignement iraniens poursuivraient "rapidement et avec force" les auteurs et leurs soutiens. Le président Hassan Rohani a également condamné l'attaque, s'engageant à répondre "dent pour dent" à ceux qui soutiennent le terrorisme. Le général Sharif, porte-parole du Corps des Gardiens de la Révolution islamique, a été encore plus direct, déclarant que les assaillants étaient "liés aux États-Unis et à Israël" et menaçant d'une "réponse dévastatrice" contre les "cerveaux de l'opération".
Cette attaque intensifie indéniablement les tensions déjà vives au Moyen-Orient. Dans le contexte du retrait de Washington de l'accord nucléaire iranien et de la réimposition des sanctions, la confrontation entre l'Iran et les États-Unis et leurs alliés régionaux s'est intensifiée. L'Iran accuse les États-Unis et leurs alliés de tenter de déstabiliser son régime en soutenant des groupes séparatistes et en incitant aux troubles internes. L'attaque du défilé militaire d'Ahvaz servira sans aucun doute de prétexte au gouvernement iranien pour resserrer davantage les contrôles internes et potentiellement entreprendre des actions de représailles, que ce soit contre des éléments d'opposition à l'intérieur et à l'extérieur de ses frontières, ou en exerçant une pression sur les adversaires régionaux par le biais de mandataires.
La communauté internationale a largement condamné l'attaque. Le Secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a publié une déclaration dénonçant fermement l'agression terroriste et présentant ses condoléances aux familles des victimes, au gouvernement et au peuple iranien. De nombreux pays ont également exprimé leurs condoléances et leur soutien à l'Iran. Cependant, la condamnation internationale n'a guère apaisé la colère et le désir de vengeance en Iran. De nombreux analystes estiment que l'Iran est susceptible de chercher divers moyens, y compris le renforcement de la sécurité aux frontières, l'intensification de la répression des groupes séparatistes, et éventuellement l'engagement dans des actions de représailles dans toute la région, pour répondre à cette attaque.
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Pour l'avenir, l'attaque d'Ahvaz n'est pas seulement un test sévère pour la sécurité intérieure de l'Iran, mais aussi un choc important pour la stabilité régionale. Avec l'Iran promettant des représailles et ses fortes accusations d'ingérence extérieure, le jeu d'échecs géopolitique au Moyen-Orient est susceptible de devenir encore plus complexe. La communauté internationale doit surveiller de près les développements pour éviter une nouvelle escalade du conflit régional.