Iran - Agence de presse Ekhbary
Attaque terroriste meurtrière lors d'un défilé militaire en Iran : 29 morts à Ahvaz, revendications contradictoires
Dans un incident qui a secoué la République islamique d'Iran, un assaut armé meurtrier a frappé un défilé militaire annuel à Ahvaz, capitale de la province pétrolifère du Khouzistan, le 22 septembre 2018. L'attaque a fait au moins 29 morts et plus de 70 blessés, parmi lesquels des membres des Gardiens de la Révolution, d'autres militaires et des civils innocents, y compris des femmes et des enfants qui assistaient à l'événement. Cet acte odieux a suscité une vaste condamnation nationale et internationale, soulevant de profondes questions sur la sécurité intérieure du pays et l'escalade des tensions régionales.
L'assaut s'est déroulé lors du défilé de la "Semaine de la Défense Sacrée", un événement annuel commémorant la guerre Iran-Irak (1980-1988). Selon des témoins oculaires et des sources de sécurité, quatre hommes armés, déguisés en uniformes militaires, ont ouvert le feu sans discernement depuis un parc voisin. Leurs cibles comprenaient la tribune principale, où étaient assis de hauts responsables militaires et civils, ainsi que les rangs des soldats participant au défilé. L'attaque a plongé la foule dans le chaos et la panique. Les forces de sécurité ont rapidement bouclé la zone et engagé les assaillants, ce qui a entraîné la mort de trois d'entre eux sur place, tandis que le quatrième a été appréhendé plus tard après avoir été blessé.
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Des récits contradictoires ont émergé concernant la responsabilité de l'attaque. Initialement, le "Mouvement de lutte arabe pour la libération d'Ahvaz", un groupe séparatiste arabe actif dans la province, a revendiqué la responsabilité, affirmant son objectif de libérer la région, qu'il considère occupée par l'Iran. Par la suite, l'État islamique (Daech) a également revendiqué l'attaque via son agence de presse Amaq, diffusant une vidéo prétendument des assaillants. Cependant, les autorités iraniennes ont rejeté la revendication de Daech, affirmant que l'attaque avait été menée par des groupes séparatistes soutenus par des nations étrangères, pointant implicitement du doigt l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et les États-Unis.
La réponse des dirigeants iraniens a été résolue. Le Guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, a promis une "punition sévère" pour les responsables, soulignant que les "ennemis de l'Iran" cherchaient à déstabiliser le pays. Le président Hassan Rohani, pour sa part, a directement accusé les "pays soutenus par les États-Unis" dans la région de soutenir le terrorisme, s'engageant à ce que l'Iran réponde "de manière décisive". Le ministre des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif a également déclaré que des "terroristes soutenus par l'étranger" étaient responsables, affirmant l'engagement de l'Iran à protéger son peuple. Ces déclarations ont reflété la tension accrue entre Téhéran et ses adversaires régionaux et internationaux au milieu des sanctions américaines renouvelées et des conflits par procuration dans la région.
La province du Khouzistan revêt une importance stratégique considérable pour l'Iran, car elle contient la majorité des réserves pétrolières du pays et abrite une part substantielle de la minorité arabe du pays. Historiquement, la province a connu des tensions et des troubles liés aux revendications de droits et à la répartition des richesses. Des groupes séparatistes ont exploité ces griefs par le passé pour mener des attaques sporadiques. L'attaque d'Ahvaz a une fois de plus souligné la fragilité de la situation sécuritaire dans certaines régions frontalières de l'Iran et les défis auxquels Téhéran est confrontée dans la gestion de la diversité ethnique et des revendications politiques.
La réponse de l'Iran ne s'est pas limitée à la rhétorique. Quelques jours après l'attaque, elle a lancé des frappes de missiles contre les positions de l'EI dans l'est de la Syrie, affirmant que ces frappes étaient en représailles à l'incident d'Ahvaz. Cette action a soulevé des questions sur l'efficacité des frappes et leur lien direct avec l'incident, mais elle a souligné la détermination de Téhéran à répondre avec force à toute menace à sa sécurité nationale. Les autorités iraniennes se sont également engagées à poursuivre les personnes impliquées et à les traduire en justice, annonçant des arrestations généralisées à la suite de l'assaut.
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L'attaque d'Ahvaz a ajouté une nouvelle couche de complexité au paysage géopolitique déjà volatile du Moyen-Orient. Au moment où les États-Unis intensifient leur pression sur l'Iran par le biais de sanctions, et où les tensions avec les États du Golfe et Israël s'intensifient, de telles attaques internes déstabilisent davantage la sécurité régionale et pourraient conduire à une escalade plus importante. L'Iran reste en état d'alerte maximale, déterminé à faire face aux défis de sécurité internes et externes, tout en continuant à pointer du doigt les puissances étrangères qu'il accuse de chercher à saper son système.