Ekhbary
Monday, 22 June 2026
Breaking

Le "Big Bang" évolutif explique la diversité des serpents

Une adaptation ancienne a mené à une diversification rapide

Le "Big Bang" évolutif explique la diversité des serpents
Abd Al-Fattah Yousef
2 months ago
85

Une étude récente publiée dans Science révèle que les serpents ont connu un « big bang évolutif » extraordinaire il y a environ 128 millions d'années, une période charnière qui a considérablement accéléré leur diversification. Cette analyse génomique indique que les serpents ont évolué jusqu'à trois fois plus vite que les lézards, exploitant rapidement les niches écologiques et se transformant en prédateurs les plus diversifiés et efficaces de la Terre. Initialement des acteurs écologiques mineurs, les près de 4 000 espèces de serpents actuelles, des anacondas massifs aux minuscules serpents-fils, démontrent un succès adaptatif inégalé à travers les écosystèmes mondiaux.

Les chercheurs, dirigés par le biologiste évolutionniste Daniel Rabosky, ont construit un arbre évolutif étendu en utilisant des données génomiques de plus de 1 000 espèces de squamates. Leurs découvertes ont mis en évidence une explosion précoce d'adaptation liée à des traits spécialisés. Ceux-ci incluent des structures chimioréceptrices très sensibles pour la détection des proies, des mâchoires incroyablement flexibles pour avaler des repas surdimensionnés, et le développement de venin puissant. Cette combinaison synergique d'adaptations — telles que des corps allongés, la constriction, le venin et des crânes flexibles — est considérée comme la clé de leur succès évolutif. Contrairement à d'autres lézards sans pattes qui ne possèdent que quelques-unes de ces caractéristiques, la suite complète de traits des serpents leur a permis de prospérer, surtout après l'événement d'extinction de masse il y a 66 millions d'années, solidifiant leur rôle unique dans la formation de la biodiversité mondiale.

Mots clés: # évolution des serpents # biodiversité # big bang évolutif # squamates # adaptation # Daniel Rabosky # Science