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Le télescope Hubble en spirale vers la Terre : une fin possible dès 2028 sans rehaussement d'orbite

Une nouvelle analyse révèle une perte d'altitude accélérée p

Le télescope Hubble en spirale vers la Terre : une fin possible dès 2028 sans rehaussement d'orbite
عبد الفتاح يوسف
2026-03-04 08:47
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États-Unis - Agence de presse Ekhbary

Hubble dans une spirale mortelle : fin possible en 2028 sans intervention

Un graphique récemment publié, illustrant l'altitude du télescope spatial Hubble, a révélé de manière frappante la descente rapide de cet observatoire emblématique ces dernières années, jetant une ombre sur son avenir. L'analyse suggère que Hubble, notre fenêtre de longue date sur le cosmos, se dirige vers un retour dans l'atmosphère terrestre plus tôt que prévu, avec une accélération significative de la dégradation de son orbite.

Lancé en orbite terrestre basse en 1990 à bord de la navette spatiale Discovery, Hubble a passé plus de trois décennies à capturer des images époustouflantes et à élargir notre compréhension de l'univers. Bien qu'il soit toujours pleinement capable de diriger ses instruments sophistiqués, il lui manque fondamentalement les systèmes de propulsion nécessaires pour augmenter son altitude. Son fonctionnement continu a été un témoignage de l'ingéniosité des équipes au sol et des courageux astronautes qui ont effectué plusieurs missions de maintenance via la navette spatiale. Ces missions ont non seulement réparé les défaillances matérielles, mais ont également assuré la précision continue de pointage du télescope. Cependant, aucune ingéniosité terrestre ne peut indéfiniment contrecarrer les effets de la mécanique orbitale et de la traînée atmosphérique.

Le graphique, partagé par l'astronome Jonathan McDowell sur la plateforme sociale Bluesky, visualise clairement cette dégradation orbitale. L'altitude initiale de Hubble était bien supérieure à 600 km, mais elle est maintenant tombée significativement en dessous de la barre des 500 km. Cette descente plus rapide ces dernières années est attribuée, au moins en partie, à une activité solaire accrue. Une activité solaire plus intense provoque une expansion de la haute atmosphère terrestre, augmentant la densité de l'atmosphère à l'altitude de Hubble. Cette atmosphère plus dense crée davantage de traînée, ce qui, à son tour, accélère la dégradation de l'orbite du télescope. Les données soulignent le besoin urgent d'une mission de rehaussement dans les années à venir pour élever l'altitude de Hubble avant qu'il n'atteigne un point où sa rentrée deviendrait inévitable et potentiellement irrécupérable.

Ces préoccupations sont amplifiées par des événements récents concernant un autre observatoire de la NASA, le satellite Swift. La NASA a dû suspendre la plupart des opérations scientifiques du satellite Swift, âgé de 21 ans, après que son altitude soit tombée en dessous de 400 km. L'agence tente actuellement de mettre en œuvre une mission de sauvetage, un rehaussement, pour prolonger sa durée de vie opérationnelle. Cette situation souligne les défis croissants liés au maintien de satellites vieillissants sur des orbites de plus en plus précaires. Le succès d'un rehaussement de Swift, s'il est réalisé, pourrait fournir des données et une expérience précieuses pour une intervention potentielle sur Hubble.

La possibilité de rehausser l'orbite de Hubble a en effet été envisagée. En 2022, Jared Isaacman, alors administrateur de la NASA, aurait évoqué l'idée d'un rehaussement pour Hubble. Cependant, cette proposition a finalement été rejetée. Une différence essentielle entre Hubble et Swift réside dans leur conception en matière de maintenance. Hubble a été spécifiquement conçu pour être capturé et entretenu dans l'espace. La dernière mission de maintenance de la navette spatiale (STS-125 en 2009) a même laissé un dispositif de capture, un adaptateur, fixé au télescope, précisément dans le but d'une capture par un futur vaisseau spatial visiteur. Cette caractéristique de conception rend une mission de rehaussement techniquement réalisable.

Les défis vont au-delà de la mécanique orbitale. En 2025, le Dr John Grunsfeld, ancien astronaute et administrateur associé à la retraite de la Direction des missions scientifiques de la NASA, s'est confié à The Register, exprimant la crainte que Hubble ne fasse face à une "mort par mille coupures". Il a souligné que le budget du télescope est resté relativement stable pendant des années. Une fois ajusté pour tenir compte de l'inflation, cette stagnation se traduit par une diminution significative du financement réel – environ 30 % de moins que les années précédentes. "Ils essaient juste de le réduire progressivement", a commenté Grunsfeld, suggérant une érosion progressive du soutien plutôt qu'une discontinuation soudaine.

De plus, les propres systèmes de Hubble vieillissent. En 2024, le télescope est passé en mode de fonctionnement à gyroscope unique. Hubble transportait à l'origine six gyroscopes, des instruments cruciaux pour pointer le télescope avec précision. Trois d'entre eux sont déjà tombés en panne, et un quatrième montre des signes de dégradation. La stratégie a consisté à gérer soigneusement ces composants défaillants, en tirant parti de quelques années supplémentaires de vie opérationnelle d'un vaisseau spatial qui a déjà largement dépassé les attentes initiales de sa conception. Cependant, la dégradation des systèmes critiques, associée à la dégradation orbitale, présente un défi redoutable.

Sans rehaussement, l'analyse de McDowell suggère que Hubble pourrait rentrer dans l'atmosphère terrestre dès 2028. Son graphique indique que le télescope est déjà sur cette trajectoire. La perte potentielle de Hubble serait un coup dur incommensurable pour la communauté scientifique et le public. Son héritage ne réside pas seulement dans les images emblématiques et époustouflantes qu'il a fournies, mais aussi dans la richesse des données scientifiques qui ont fondamentalement remodelé notre compréhension de l'univers, des exoplanètes aux galaxies lointaines.

La situation entourant Hubble soulève des questions plus larges sur la gestion à long terme des actifs spatiaux vieillissants. Alors que de nouveaux observatoires plus puissants sont mis en service, les agences spatiales doivent élaborer des stratégies robustes pour gérer ces vénérables instruments. Cela inclut l'évaluation de la faisabilité et de la rentabilité des missions de rehaussement par rapport à la planification d'une fin de vie sûre et responsable. L'avenir de l'exploration cosmique dépend de notre capacité à équilibrer la recherche de nouvelles connaissances avec la préservation minutieuse et la retraite gérée de notre patrimoine scientifique existant.

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