Hongrie — Agence de presse Ekhbary
Le Premier ministre hongrois sortant, Viktor Orbán, a déclaré qu'il ne prendrait pas son siège au parlement après la défaite écrasante de son parti, mettant fin à ses 16 ans de pouvoir. Dans une déclaration vidéo publiée sur les réseaux sociaux samedi soir, Orbán a expliqué qu'il était désormais "nécessaire non pas au parlement, mais dans la réorganisation du mouvement patriotique". Bien que son parti nationaliste Fidesz soit passé de 135 sièges à 52 lors du vote du 12 avril, Orbán avait été réélu député sur sa liste de représentation proportionnelle.
Un nouveau chapitre politique et des relations internationales redéfinies
Le parti Tisza, dirigé par Péter Magyar, un ancien initié du Fidesz, a remporté plus des deux tiers des sièges au parlement de 199 membres, ouvrant la voie à une refonte des politiques intérieures de la Hongrie et de ses relations mondiales. Le nouveau Premier ministre a promis d'annuler les changements de l'ère Orbán en matière d'éducation et de santé, de lutter contre la corruption, de restaurer l'indépendance du pouvoir judiciaire et de mettre fin au système de clientélisme largement détesté, connu sous le nom de NER. Sur le plan de la politique étrangère, Magyar s'est engagé à rechercher des liens plus cordiaux avec Bruxelles et Kiev, marquant une rupture avec l'alignement d'Orbán sur des figures comme Donald Trump et Vladimir Poutine. Le nouveau parlement hongrois devrait tenir sa première session le 9 mai, tandis que le sort d'Orbán en tant que leader du Fidesz sera décidé lors d'une conférence du parti en juin.
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