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Wednesday, 04 February 2026
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Ukraine : plus d'un millier d'immeubles privés de chauffage à Kiev après de nouvelles frappes russes

Les attaques russes sur la capitale ukrainienne, survenues d

Ukraine : plus d'un millier d'immeubles privés de chauffage à Kiev après de nouvelles frappes russes
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Ukraine - Agence de presse Ekhbary

Ukraine : plus d'un millier d'immeubles privés de chauffage à Kiev après de nouvelles frappes russes

La capitale ukrainienne, Kiev, a été la cible de nouvelles attaques aériennes russes durant la nuit du lundi 2 au mardi 3 février 2026. Ces frappes, survenues dans un contexte de froid intense, ont causé la coupure du chauffage dans plus de 1 100 immeubles d'habitation et ont fait au moins deux blessés, selon les autorités locales. Cet épisode intervient après une période de répit relatif dans les bombardements sur la capitale, une accalmie qui avait été obtenue suite à une demande explicite de l'ancien président américain Donald Trump.

Les autorités ukrainiennes ont rapidement alerté sur les conséquences désastreuses de ces attaques sur les infrastructures civiles. Le ministre ukrainien du Développement, Oleksiy Kuleba, a précisé que "plus de 1 100 immeubles d'habitations sont privés de chauffage". Il a fermement condamné ces actions, dénonçant une "attaque contre les habitations, le chauffage et les conditions de vie basiques des civils" sur l'ensemble du territoire ukrainien. Cette tactique, qui consiste à priver la population de services essentiels en plein hiver, soulève de vives inquiétudes quant au respect du droit humanitaire international.

Le chef de l'administration militaire de Kiev, Tymur Tkachenko, a souligné la cruauté de ces frappes, intervenant "par un froid glacial". Il a confirmé le bilan de deux blessés, ajoutant que ces attaques représentaient une escalade significative, d'autant plus qu'elles surviennent quelques heures seulement après que le président ukrainien Volodymyr Zelensky a exprimé un certain optimisme quant à une désescalade du conflit. Cette recrudescence des hostilités met en lumière la fragilité des avancées diplomatiques et la détermination de la Russie à maintenir la pression.

Il est rappelé que la Russie avait annoncé vendredi précédent avoir accepté la demande de Donald Trump de suspendre les frappes sur Kiev et son réseau énergétique jusqu'au 1er février. Cette annonce avait été présentée comme un geste d'apaisement, potentiellement destiné à faciliter la reprise de pourparlers tripartites à Abou Dhabi. Cependant, cette trêve n'a pas été totale, puisque la Russie a poursuivi ses opérations militaires dans d'autres régions du pays. L'attaque du dimanche contre un bus de travailleurs d'une mine dans la région de Dnipropetrovsk, qui a fait 12 morts, en est une illustration tragique.

Face à cette nouvelle vague d'attaques, le président Zelensky a détaillé l'ampleur des opérations, indiquant que "plus de 70 missiles et 450 drones" avaient été lancés sur l'Ukraine. Il a accusé la Russie de privilégier "la terreur" à la "diplomatie", soulignant que ces actions compromettaient les efforts de paix. Ces événements surviennent à la veille d'une nouvelle session de pourparlers entre Kiev, Moscou et Washington, prévue les mercredi et jeudi aux Émirats arabes unis, dans le but de trouver une issue à la guerre.

Initialement programmée pour dimanche, cette rencontre diplomatique est placée sous haute surveillance. Kiev espère que les États-Unis parviendront à obtenir des garanties en matière de désescalade. La question de la résolution territoriale du conflit reste un point central, le président Zelensky ayant à plusieurs reprises affirmé qu'elle ne pourrait être réglée sans une rencontre directe avec son homologue russe, Vladimir Poutine, comme l'a précisé notre correspondante à Kharkiv, Emmanuelle Chaze. L'attente d'une implication directe des chefs d'État souligne la profondeur des divergences.

Le mois de janvier 2026 avait déjà été marqué par des coupures de chauffage à Kiev d'une gravité et d'une durée sans précédent depuis le début de l'invasion russe à grande échelle en février 2022. Les températures ont atteint des niveaux extrêmes mardi matin, descendant à -17°C à Kiev et -23°C à Kharkiv, la deuxième ville du pays. Dans cette dernière, deux personnes ont également été blessées lors d'une frappe nocturne, ajoutant à la détresse des populations locales.

Face à cette situation humanitaire critique, le maire de Kharkiv, Ihor Terekhov, a encouragé les habitants à se rendre dans les "points d'invincibilité". Il s'agit d'espaces sécurisés, équipés de générateurs et de systèmes de chauffage, installés dans des bâtiments publics, des écoles ou des bureaux de poste, offrant un refuge pour se réchauffer, recharger des appareils et, si nécessaire, passer la nuit. Ces initiatives locales témoignent de la résilience des Ukrainiens face à une guerre qui s'acharne sur les civils et leurs conditions de vie.

L'acharnement sur les infrastructures de chauffage en plein hiver constitue une stratégie dévastatrice visant à briser le moral de la population et à accroître la pression sur le gouvernement ukrainien. Alors que la communauté internationale continue d'apporter son soutien à l'Ukraine, les efforts diplomatiques pour parvenir à une paix durable se heurtent à la réalité des combats et à la détermination des parties prenantes. La réussite des pourparlers d'Abou Dhabi sera déterminante pour l'avenir immédiat du conflit.

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