ئێخباری
Monday, 23 February 2026
Breaking

Trump entend imposer une taxe mondiale de 10 % après un revers devant la Cour suprême

Un nouvel ordre exécutif vise à remplacer les tarifs annulés

Trump entend imposer une taxe mondiale de 10 % après un revers devant la Cour suprême
7DAYES
8 hours ago
7

États-Unis - Agence de presse Ekhbary

Trump entend imposer une taxe mondiale de 10 % après un revers devant la Cour suprême

Dans un changement de politique significatif, le président Donald Trump a déclaré vendredi son intention de signer un décret imposant une taxe de 10 % à toutes les nations. Cette mesure stratégique intervient en réponse directe à une décision de la Cour suprême qui a limité l'autorité de l'administration à imposer certains droits de douane, incitant à la recherche de mécanismes alternatifs pour mettre en œuvre son programme commercial.

S'adressant aux journalistes dans la salle de briefing, le président Trump a déclaré : "Aujourd'hui, je signerai un décret pour imposer une taxe mondiale de 10 % en vertu de la Section 122, en plus de nos taxes normales déjà perçues." Il a souligné que ce serait la première fois que les États-Unis utiliseraient cette autorité commerciale pour imposer des taxes.

Cette future taxe vise à remplacer le droit de douane de 10 % sur les biens mondiaux que l'administration avait précédemment annoncé "le jour de la Libération" en avril. Le calendrier et la nature de cette annonce soulignent les efforts persistants de l'administration pour utiliser la politique commerciale comme un outil économique clé, même face aux contestations judiciaires.

Contexte juridique et analyse :

La base juridique de cette nouvelle taxe réside dans la Section 122 du Trade Act de 1974. Cette disposition accorde au Président un large pouvoir pour imposer des droits de douane, mais avec des limitations cruciales, le différenciant de l'International Emergency Economic Powers Act (IEEPA), que la Cour suprême a récemment jugé ne pas pouvoir être utilisé pour imposer des droits de douane. La Section 122 restreint spécifiquement la durée et l'ampleur des droits de douane, permettant un maximum de 15 % pour une période ne dépassant pas 150 jours. Cette autorité est principalement destinée à traiter les préoccupations de sécurité nationale, les déficits commerciaux ou les crises monétaires. De manière cruciale, toute prolongation au-delà de cette période de 150 jours nécessite une approbation explicite du Congrès, intégrant ainsi un contrôle sur le pouvoir exécutif.

Cette manœuvre juridique met en évidence la stratégie d'adaptation de l'administration pour naviguer dans l'interaction complexe entre l'autorité exécutive et le contrôle judiciaire. En se tournant vers la Section 122, l'administration cherche à maintenir sa capacité à imposer des restrictions commerciales tout en respectant les limites fixées par la Cour suprême. Cette approche suggère un effort délibéré pour trouver des voies juridiquement viables afin de mettre en œuvre des politiques commerciales protectionnistes.

Implications économiques et perspectives stratégiques :

L'imposition d'une taxe mondiale de 10 %, même temporaire, a des implications économiques importantes. Elle pourrait perturber les chaînes d'approvisionnement mondiales établies, augmenter les coûts pour les entreprises et les consommateurs, et potentiellement déclencher des mesures de rétorsion de la part des partenaires commerciaux. Cette mesure introduit une couche d'incertitude dans le paysage économique mondial, en particulier à un moment où la coopération internationale est essentielle pour le redressement face à divers défis économiques.

Du point de vue de l'administration, cette politique pourrait être considérée comme un outil stratégique pour faire pression sur d'autres nations afin qu'elles renégocient les accords commerciaux, réduisent les déséquilibres commerciaux et encouragent la fabrication nationale. Elle s'aligne sur la philosophie économique plus large "L'Amérique d'abord", visant à renforcer les industries américaines et leur compétitivité sur la scène mondiale. L'accent de l'administration reste sur le rééquilibrage des relations commerciales et la priorisation des intérêts économiques américains.

Trajectoire future et approche de l'administration :

Au-delà de la taxe mondiale, le président Trump a indiqué que son administration explorerait d'autres dispositions des lois commerciales existantes pour rétablir les prélèvements précédemment annulés par la Cour suprême, y compris ceux visant la Chine et certains métaux comme l'acier et l'aluminium. Jamieson Greer, le principal négociateur commercial de Trump, a qualifié ces mesures d' "incroyablement durables sur le plan juridique", soulignant la confiance de l'administration dans leur validité juridique.

"Nous allons maintenir la continuité... nous allons continuer à traiter cela afin que le déficit puisse continuer à baisser", a déclaré Greer vendredi. Ce sentiment suggère une approche multiforme de la politique commerciale, combinant l'utilisation des autorités statutaires existantes avec des efforts continus pour négocier des conditions commerciales plus favorables. L'administration semble déterminée à adopter une stratégie persistante d'utilisation de la politique commerciale pour atteindre ses objectifs économiques, quelles que soient les difficultés juridiques.

Ce dernier développement de la politique commerciale américaine souligne une approche dynamique et souvent conflictuelle du commerce international. Alors que le président navigue dans les contraintes juridiques, son administration reste déterminée dans la poursuite de son programme économique, tandis que les marchés mondiaux et les partenaires commerciaux surveillent attentivement les actions futures et leur impact éventuel.

Mots clés: # Trump # taxe mondiale # Cour suprême # politique commerciale # Section 122 # Trade Act 1974 # économie américaine # commerce international # taxes # décret