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Sunday, 01 February 2026
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Le monde pleure Catherine O’Hara : une icône de la comédie s'éteint à 71 ans

L'actrice canadienne, inoubliable 'mère de Kevin' dans 'Mama

Le monde pleure Catherine O’Hara : une icône de la comédie s'éteint à 71 ans
Ekhbary Editor
1 day ago
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Monde - Agence de presse Ekhbary

Le monde pleure Catherine O’Hara : une icône de la comédie s'éteint à 71 ans

Le monde du divertissement est en deuil suite à l'annonce du décès de Catherine O’Hara, l'actrice canadienne légendaire, qui nous a quittés à l'âge de 71 ans. Sa disparition, confirmée par des sources proches de sa famille aux États-Unis, marque la fin d'une carrière prolifique de plus de quarante ans, jalonnée de rôles cultes au cinéma et à la télévision, et récompensée par de multiples prix Emmy. Bien que les causes de son décès n'aient pas été divulguées, l'onde de choc de cette nouvelle a été ressentie à travers l'industrie et parmi ses innombrables fans, qui se souviendront d'elle comme d'une artiste d'une intelligence comique rare et d'une humanité profonde.

Pour le grand public, Catherine O’Hara restera à jamais gravée dans les mémoires comme Kate McCallister, la mère paniquée de Kevin (interprété par Macaulay Culkin) dans le classique indémodable « Maman, j'ai raté l'avion » (Home Alone) et sa suite. Son interprétation d'une mère dépassée par les événements, naviguant entre l'amour inconditionnel et la frustration comique, a contribué à faire de ces films des piliers de la culture populaire, diffusés chaque année pendant les fêtes de fin d'année et adorés par des générations successives. La capacité d'O'Hara à incarner la frénésie et l'affection avec une telle authenticité a rendu son personnage incroyablement attachant et mémorable, définissant une facette importante de sa carrière.

Une carrière au-delà de l'icône de Noël : de SCTV à Christopher Guest

Cependant, réduire la carrière de Catherine O’Hara à son rôle dans « Maman, j'ai raté l'avion » serait passer à côté de l'immense étendue et de la profondeur de son talent. Née et élevée à Toronto, sixième de sept enfants, O’Hara a débuté sa carrière dans les années 1970, s'imposant rapidement comme une force majeure de la comédie canadienne. Elle a été une figure centrale de l'émission culte « SCTV Network 90 » dès les années 1980, un programme d'humour satirique qui a non seulement lancé de nombreuses carrières d'acteurs comiques, mais lui a également valu son premier Emmy en tant que scénariste. Son travail sur SCTV a démontré sa polyvalence, sa capacité à créer des personnages excentriques et à écrire des sketches d'une finesse rare, posant les bases de son style comique distinctif.

Au cinéma, Catherine O’Hara a collaboré avec certains des plus grands noms de la comédie américaine, devenant une muse pour des réalisateurs comme Tim Burton et Christopher Guest. Sa collaboration avec Tim Burton sur « Beetlejuice » (1988), où elle incarnait Delia Deetz, l'épouse artiste excentrique et superficielle, a mis en lumière sa capacité à jouer des personnages stylisés avec une touche d'humanité inattendue. C'est sur le tournage de ce film qu'elle a rencontré son futur mari, le chef décorateur Bo Welch, qu'elle a épousé en 1992 et avec qui elle a eu deux fils, Matthew et Luke. Cette collaboration fructueuse a ouvert la voie à d'autres rôles mémorables, notamment dans les films de Christopher Guest, tels que « Best in Show » (2000) et « A Mighty Wind » (2003). Dans ces comédies d'improvisation, O’Hara excellait à créer des personnages complexes et hilarants, souvent avec un sens de l'absurde et une profondeur émotionnelle qui sont devenus sa marque de fabrique. Son humour intelligent et surréaliste a fait d'elle une présence incontournable dans ce genre cinématographique unique.

La résurrection de carrière avec « Schitt’s Creek » et l'icône Moira Rose

Les dernières années de sa carrière ont vu Catherine O’Hara conquérir une nouvelle génération de spectateurs grâce à son rôle iconique de Moira Rose dans la série télévisée canadienne « Schitt’s Creek ». Pendant six saisons, elle a incarné cette matriarche déchue d'une famille autrefois fortunée, un personnage excentrique, élégant et profondément fragile à la fois, avec un accent indéfinissable et une garde-robe de perruques extravagantes. Moira Rose n'était pas seulement un personnage comique ; elle était une œuvre d'art vivante, un mélange de grandeur passée et de vulnérabilité présente, dont chaque réplique et chaque geste étaient calibrés à la perfection. Ce rôle lui a valu un Emmy en 2020 pour la meilleure actrice principale dans une série comique, une reconnaissance amplement méritée qui a couronné une carrière déjà brillante et l'a propulsée au statut d'icône culturelle mondiale. La série elle-même a remporté un succès phénoménal, raflant tous les Emmys majeurs pour sa dernière saison, un témoignage de l'alchimie de son casting et du génie de ses créateurs, dont Dan et Eugene Levy.

Son dernier travail connu remontait à 2018, lorsqu'elle avait joué aux côtés de Seth Rogen dans la série Apple TV+ « The Studio », un rôle pour lequel elle avait également obtenu une nomination aux Emmy, prouvant que son talent restait intact et sa capacité à captiver le public indéfectible jusqu'à la fin.

Un torrent d'hommages de ses pairs

L'annonce de son décès a provoqué une vague d'émotion et de nombreux hommages de la part de ses collègues et admirateurs. Macaulay Culkin, l'acteur qui a joué son fils Kevin dans « Maman, j'ai raté l'avion », a partagé des mots déchirants sur Instagram, reflétant la profondeur de leur lien à l'écran et au-delà : « Maman. Je pensais que nous avions plus de temps. J'en voulais encore. J'avais encore tant à te dire. Je t'aime. On se reverra. » Ces paroles poignantes ont résonné auprès de millions de fans qui ont grandi avec leur dynamique à l'écran.

L'acteur Pedro Pascal a également rendu hommage à Catherine O’Hara sur les réseaux sociaux, exprimant sa gratitude éternelle : « Je te suis éternellement reconnaissant. Il y a moins de lumière dans mon monde. Ce monde chanceux qui t'a eue, et qui te gardera pour toujours. » Ces mots soulignent l'impact personnel qu'elle a eu sur ceux qui l'ont côtoyée et admirée.

Le chanteur canadien Michael Bublé, également originaire du Canada, a partagé un message de condoléances particulièrement touchant, décrivant Catherine O’Hara comme une personnalité unique : « Catherine O'Hara était unique. Une lumière rare dans ce monde et sa mort me frappe d'un poids que je ne peux exprimer avec des mots. Elle n'était pas seulement une artiste, actrice et comédienne légendaire. Elle était une ambassadrice du Canada au vrai sens du terme : brillante, courageuse, profondément originale et pleine d'humanité. Elle a fait rire le monde, mais elle avait aussi le don de faire en sorte que les gens se sentent reconnus. » Cet hommage capture l'essence de son héritage : une femme qui non seulement a diverti, mais a aussi inspiré et validé les autres par son art et sa présence.

Catherine O’Hara laisse derrière elle un vide immense dans le monde du spectacle. Sa capacité à incarner des personnages à la fois hilarants et profondément humains, son sens aigu de la comédie et sa présence inoubliable ont fait d'elle une véritable légende. Son travail continuera d'inspirer et de faire rire des générations à venir, et son héritage perdurera à travers les innombrables cœurs qu'elle a touchés et les rires qu'elle a provoqués. Elle restera à jamais une étoile brillante dans la constellation de la comédie.