Mali — Agence de presse Ekhbary
Le ministre malien de la Défense, Sadio Camara, a été tué dans un attentat-suicide apparent au camion piégé visant sa résidence près de la capitale, Bamako. Cette attaque s'est produite au milieu d'une vague d'assauts coordonnés menés par des militants jihadistes et des groupes séparatistes à travers la nation ouest-africaine, comme l'a confirmé la télévision d'État plusieurs heures après les premiers rapports.
Attaques Coordonnées et Décès du Ministre
Les rapports indiquent que le ministre Camara a succombé à des blessures subies alors qu'il affrontait les assaillants lors de l'attentat à Kati, une importante base militaire en dehors de Bamako. L'assaut, attribué à des militants affiliés à Al-Qaïda, a également entraîné la mort d'au moins trois membres de sa famille et de plusieurs fidèles dans une mosquée voisine, qui a été détruite. La résidence du général Assimi Goita, chef de la junte militaire, a également été ciblée, ce qui a entraîné son déplacement vers un lieu sûr.
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Escalade du Conflit et Revendications Séparatistes
Les attaques coordonnées se sont étendues aux villes du nord comme Gao et Kidal, et aux régions centrales, notamment Ségou et Mopti. Le Front de libération de l'Azawad (FLA) séparatiste, qui cherche à établir un État ethnique touareg, aurait ciblé principalement les villes du nord, tandis que le groupe jihadiste Jama'at Nusrat al-Islam wal-Muslimin (JNIM) a mené des attaques simultanées sur plusieurs sites à travers le pays. Le FLA a revendiqué un accord pour le retrait des mercenaires russes de Kidal après des affrontements, déclarant ensuite la ville "libre" et sous leur contrôle, bien que l'armée malienne n'ait pas confirmé ces affirmations, reconnaissant la poursuite des combats. Le Mali est aux prises avec des insurgences de groupes liés à Al-Qaïda, à l'État islamique et au FLA depuis des années.