Agence de presse Ekhbary | 15 Mai 2024
Les États-Unis et l'Iran ont conclu un accord préliminaire visant à mettre fin à leur conflit et à rouvrir le détroit d'Ormuz, suscitant l'espoir d'une atténuation de la crise énergétique mondiale. Les deux pays ont annoncé cet accord dimanche dernier, avec une signature officielle prévue vendredi, dans le but de clore un conflit ayant perturbé l'approvisionnement énergétique mondial depuis février 2026. Le président Donald Trump, saluant l'entente sur les réseaux sociaux, a écrit : "Navires du Monde, démarrez vos moteurs. Que le pétrole coule !".
Impact sur les marchés et les prix du pétrole
Le détroit d'Ormuz représente une voie maritime cruciale, par laquelle transite habituellement environ un cinquième du pétrole et du gaz naturel mondiaux. Sa fermeture effective par Téhéran depuis le début du conflit a provoqué l'une des plus grandes perturbations de l'approvisionnement pétrolier mondial. Les prix ont connu des fluctuations marquées ; d'environ 72 dollars le baril le 27 février, ils ont culminé à 120 dollars peu après le début du conflit, avant de redescendre suite à l'annonce de l'accord. Plusieurs facteurs ont contribué à contenir l'augmentation, notamment l'accroissement des exportations américaines de pétrole brut à plus de cinq millions de barils par jour en avril et mai, la diminution de la demande chinoise, et la libération coordonnée de réserves stratégiques.
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Défis de la reprise du trafic maritime et de l'approvisionnement
Il est clair que cet accord, bien qu'il suscite l'espoir, ne résoudra pas instantanément les complexités d'un marché énergétique mondial tendu. Des experts de l'industrie avaient déjà averti que les stocks mondiaux de pétrole atteignaient des niveaux critiques. Jorge Leon, analyste chez Rystad Energy, a confirmé que "les tampons s'amenuisent", soulignant que les prélèvements sur les stocks ne peuvent compenser une interruption prolongée des flux via Ormuz. Il a même évoqué la possibilité que les prix du pétrole grimpent rapidement à 150 dollars le baril cet été si la perturbation perdurait. La restauration du trafic dans le détroit, où des centaines de navires demeurent bloqués, exige des mesures de sécurité importantes, comme le déminage, ce qui suggère que la normalisation des marchés pourrait prendre plusieurs mois.