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Friday, 13 February 2026
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Procès pour terrorisme au Texas contre une "cellule Antifa" : des questions difficiles sur les armes lors des manifestations contre l'ICE

Une bataille juridique tendue examine la stratégie de l'admi

Procès pour terrorisme au Texas contre une "cellule Antifa" : des questions difficiles sur les armes lors des manifestations contre l'ICE
7dayes
8 hours ago
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États-Unis - Agence de presse Ekhbary

Procès pour terrorisme au Texas : une "cellule Antifa" face à des questions délicates sur les armes lors des manifestations anti-ICE

Une affaire judiciaire d'une importance capitale se déroule actuellement dans un tribunal fédéral au Texas, où neuf accusés font face à des accusations de terrorisme. Ces accusations font suite à une manifestation qui a eu lieu l'année dernière devant le centre de détention Prairieland, près de Dallas, contre les politiques de l'Immigration and Customs Enforcement (ICE). Ce procès s'annonce comme un test majeur pour la stratégie de l'administration Trump visant à qualifier les militants de gauche de terroristes domestiques.

Les événements qui ont mené à ces accusations se sont déroulés le 4 juillet de l'année précédente. Un groupe de militants s'était rassemblé pour exprimer son opposition aux pratiques de l'ICE. Cependant, la manifestation a rapidement dégénéré en affrontements violents, entraînant la blessure d'un officier de police par balle. Bien que les enquêtes suggèrent qu'un seul membre du groupe soit responsable du tir, 19 personnes ont été arrêtées et ont ensuite été poursuivies en justice aux niveaux fédéral et étatique.

La situation a été politisée davantage lorsque l'ancienne procureure générale, Pam Bondi, a qualifié les accusés de "terroristes". L'ancien directeur du FBI, Kash Patel, s'est publiquement félicité de ces poursuites, les présentant comme une première historique contre des militants présumés d'Antifa. Cette rhétorique a suscité de vives critiques de la part des défenseurs des droits civiques, qui y voient une tentative de discréditer les mouvements de gauche.

L'administration Trump a poursuivi cette ligne narrative en utilisant le qualificatif de "terroriste" pour discréditer Renee Good et Alex Pretti, deux résidents de Minneapolis tués par des agents fédéraux de l'immigration. Ils ont été décrits comme des "agitateurs dangereux de gauche". Dans le cas de Pretti, le gouvernement a affirmé qu'il portait légalement ce qu'il a qualifié d'"arme dangereuse". Cependant, des vidéos des incidents semblent contredire ces affirmations, soulevant des doutes quant à la véracité des récits officiels et à la stratégie globale de qualification des militants.

Contrairement aux fusillades de Minneapolis, le déroulement complet des événements à Prairieland n'a pas été filmé. Ce manque de preuves visuelles complètes représente un défi considérable pour l'accusation. Le procès exigera que le jury examine les témoignages et autres preuves pour déterminer la culpabilité, faisant de cette affaire un cas d'étude crucial pour le cadre anti-terroriste de l'administration appliqué à la dissidence politique intérieure.

Les analystes juridiques et les défenseurs des libertés civiles suivent de près ces débats. Une question centrale est de savoir comment l'accusation parviendra à "faire tenir" ces charges, surtout compte tenu des échecs perçus dans des tentatives similaires de cibler des individus, comme dans le cas d'Alex Pretti. Les audiences se déroulent sous haute sécurité, avec des escortes policières pour transporter les accusés vers et depuis le palais de justice de style art déco au centre-ville de Fort Worth, Texas. À l'intérieur, les forces de l'ordre maintiennent un périmètre de sécurité.

Les chances de l'accusation semblaient initialement difficiles. Le bassin électoral de la région est considéré comme conservateur, et un nombre important d'accusés – sept – ont plaidé coupable avant le début du procès. Plusieurs de ces individus coopéreraient avec l'accusation, fournissant potentiellement des témoignages contre leurs anciens associés. Cette situation exerce une pression considérable sur les neuf accusés restants, qui feront face à un procès susceptible de créer un précédent quant à la manière dont les manifestations politiques impliquant des violences présumées sont poursuivies et comment le "terrorisme domestique" est défini dans un climat politique de plus en plus polarisé.

L'accent mis par le procès sur la présence et l'utilisation d'armes à feu lors des manifestations ajoute une autre dimension à l'affaire. Alors que l'individu accusé d'avoir tiré fait face à des accusations directes, l'affaire plus large concerne la responsabilité collective du groupe. Le débat sur la question de savoir si le port légal d'une arme à feu, comme allégué dans le cas de Pretti, peut conduire à des accusations de terrorisme, se recoupe avec les discussions en cours sur les droits de possession d'armes, les limites de la protestation, et l'interprétation des lois anti-terroristes dans des contextes politiques chargés.

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